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samedi 16 mai 2026

Abdelmadjid Meskoud (1953-2026)





Abdelmadjid Meskoud - El Aassima (1989)


Le chanteur de L'hymne national d'Alger tire sa révérence




La scène artistique nationale a perdu, jeudi dernier, une de ses figures les plus emblématiques. Artiste aux multiples talents, chanteur, comédien et animateur à la Radio algérienne, Meskoud a profondément marqué la scène musicale et l’esprit de nombreux mélomanes. Son immense succès «YaDzayer Ya El Assima» demeure encore son titre le plus emblématique.

Né le 31 mars 1953, dans le quartier d’El Hamma, à Alger, cet artiste autodidacte découvre,très tôt, sa passion pour la musique et le théâtre. En 1969, il commence à jouer de la guitare tout en faisant ses premiers pas dans la comédie au sein de la troupe Mohamed Touri, dirigée par Mohamed Tahar Benhamla, avant d’intégrer la Troupe du Théâtre Populaire (TTP) animée par Hassan El-Hassani.
L’authenticité au service du patrimoine
Discret et profondément attaché aux valeurs et traditions, Meskoud a toujours cultivé l’image d’un artiste proche du peuple, généreux et accessible, comme en témoignent ses pairs. Tout en exerçant le métier de comptable à l’hebdomadaire Algérie Actualité, il est resté fidèle à un art authentique et engagé. Malgré une longue absence de la scène provoquée par un AVC survenu en 2016, il a conservé l’estime du public et l’image d’un artiste sincère et respecté.


Le commissaire du Festival national de la chanson chaâbi et chercheur en patrimoine musical algérien, Abdelkader Bendamèche, a rappelé que «Cheikh Abdelmadjid Meskoud faisait partie d’une génération d’artistes qui a préserver l’authenticité du patrimoine musical algérien, tout en lui donnant une dimension humaine et sensible». «Son parcours témoigne d’une profonde fidélité aux valeurs artistiques héritées d’anciens maîtres. Interprète raffiné, il accordait une grande importance à la qualité du verbe, au respect des modes musicaux et à l’élégance de l’interprétation», a-t-il ajouté.

Evoquant ses souvenirs, Bendamèche confie l’avoir connu au début des années 1970, lorsqu’il faisait partie de la troupe du Théâtre populaire dirigée par Hassan El-Hassani. «Nous nous retrouvions également chez notre ami commun Cheikh Mohand Rachid, grand compositeur de poésie melhoun. Nous appréciions aussi ses précieuses interventions sur la Chaîne 3 aux côtés d’Ammi Mourad lors de l’emission «Layali Doumin». Aimable, disponible et généreux, il dégageait une grande fierté et un amour incommensurable pour l’art», témoigne-t-il.
Responsables et artistes saluent sa mémoire

La dépouille de l’artiste a été inhumée, jeudi dernier, au cimetière d’El Alia à Alger, en présence de personnalités politiques et du monde artistique et d’une foule nombreuse, tous venus accompagner le défunt à sa dernière demeure. Le conseiller auprès du président de la République chargé de la direction générale de la communication à la présidence de la République, Kamel Sidi Saïd, a indiqué que la disparition de l’artiste Abdelmadjid Meskoud constitue une «immense perte» pour la chanson chaâbi en Algérie.

Ayant accompagné le défunt à sa dernière demeure au cimetière d’El Alia, à Alger, Sidi Saïd a tenu à exprimer ses sincères condoléances à la famille du défunt et à la famille artistique, rappelant le parcours «singulier» de l’artiste Abdelmadjid Meskoud, marqué par la «polyvalence des genres musicaux», tant dans l’univers de la chanson chaâbi avec son immense succès «Ya Dzayer ya l’Assima» que dans le théâtre, le cinéma, la radio ou la télévision.

Citant quelques-uns des titres phares du riche répertoire qui a jalonné de succès la carrière d’Abdelmadjid Meskoud, à l’instar de «Al Assima», «Ouled el houma», «Belcourt» ou encore «Mektoub Rabi», Sidi Said a rendu hommage à «un artiste complet et à une voix singulière».

Plusieurs artistes, dont les chanteurs Sid Ali Driss, Nasreddine Ghaliz, Nacer Mokdad, Sadek Djemaoui et les comédiens Mustapha Ayad, Abdelhamid Rabia, Brahim Chergui, Amine Abdelli, Djamel Bounab, Sid Ali Bensalem et Brahim Rezzoug ont rappelé les qualités de l’«homme chaleureux et jovial» et du «chanteur chaâbi aux multiples facettes». Sid Ali Dris, sur les lieux, a évoqué «un ami et une source d’inspiration : « C’était quelqu’un de très humain, aux qualités reconnues. J’ai beaucoup appris à ses côtés». Il regrette que la maladie l’ait éloigné de la scène artistique durant plusieurs années. «Avec sa chanson «El Assima», Meskoud a apporté un souffle nouveau à la chanson chaâbi, en abordant un sujet d’actualité et une réalité concrète, même si cela n’a pas toujours été apprécié par tout le monde», a-t-il ajouté. Selon lui, l’artiste «a apporté une véritable richesse au répertoire musical chaâbi». «Meskoud était une personne chaleureuse qui aimait la vie et le rire. «C’était un artiste complet, à la fois excellent interprète et remarquable parolier», a-t-il conclu avec une émotion perceptible.

https://www.horizons.dz/2026/05/deces-dabdelmadjid-meskoud-le-fils-del-assima-tire-sa-reverence/




El Assima (Clip 1989)






Meskoud chez Allalou sur Radio Chaine 3











 

dimanche 31 août 2025

dimanche 12 janvier 2025

vendredi 21 juin 2024

Le Mouloudia d'Alger sacré champion 2023/2024




Mustapha Yanes - Mouloudia (1996)


La saison 2023/2024 s'acheve avec le sacre du club le plus populaire d'Algerie le mouloudia d'Alger qui remporte son 8e titre.

Plusieurs artistes ont chanté les couleurs vert et rouge du peuple mouloudien, parmi eux Mustapha Yanes.Né le 11 mai 1952 à Alger, Mustapha Yanes était très apprécié pour sa belle voix et surtout pour son répertoire musical très varié, puisqu’il touchait aussi bien la qacida des grands bardes du melhoun que la chansonnette au rythme alerte.


Mustapha Yanes chantait également ses propres compostions, à l’image de son tube Dar El Adjaza (l’auspice des personnes âgées), Adani ‘Adani (il ne me parle plus) ou d’une chanson sur le Mouloudia d’Alger qui faisait à chaque fois un tabac lorsqu’il l’interprétait en public, celui-là même qui se délectait à l’écoute de la qacida Rachda, du poète Abdelaziz El Meghraoui, qu’il entonnait merveilleusement bien. Mustapha Yanes a fait ses débuts artistiques en s’inscrivant au Conservatoire d’Alger sous la direction d’El Hadj M’hamed El Anka.


Discret et très réservé, il ira son petit bonhomme de chemin jusqu’à s’affirmer. Son sérieux et son sens de la discipline vont le propulser au-devant de la scène, jusqu’à être connu et reconnu dans le monde de la chanson chaâbi. Mais l’inexorable destinée a voulu qu’il rende visite à sa sœur à Blida, où il fera une chute, avant d’être hospitalisé pour soins et quitter ce monde dans la discrétion et la réserve, tel qu’il a vécu.

Allah Yarahmou. 




Photo de la composition du club en 1921.





Mouloudia Champion d'Algerie 2023/2024





 

samedi 23 mars 2024

Abdelkader Chaou - Menqous Hadjbou



Abdelkader Chaou - Menqous Hadjbou




K7 d'Abdelkader Chaou sortie chez l'édition Atlas. 

Abdelkader Chaou a debuté dans le conservatoire du maitre El Hadj Elanka où il s'est distingué par son talent et attire l'attention du maitre, il rejoindra plus tard l'orchestre d'un autre maitre Mahbou Bati entre temps il enregistre quelques albums, mais son interpretation "d'Ya El Adra"  dans le film"Omar Gatlato" de Merzak Allouach qui lui propulse dans la categorie des maitres du Chaabi, la chanson connaitra un fulgurant succés et Chaou rentre dans la culture pop par la grande porte.


 

vendredi 15 mars 2024

Abderrezak Guenif - El Casbah Khlilti





Abderrezak Guenif - El Casbah Khlilti


     Ramadan Kareem

Salem à vous ! Paix et bénédiction à vous durant ce mois sacré.ce mois ci, je vais partager avec vous quelques cassettes chaabi comme la tradition l'oblige.  



On commence le mois sacré avec cette cassette d'Abderrezak Guenif sortie chez l'édition El Ankaouia, chantant les louanges de sa chere Casbah (El Mahroussa) la cité gardé par le dieu, pour ceux qui ne sont pas famillier avec le genre ils vont confondre sa voix avec un autre maitre du chaabi le maitre El Hachemi Guerouabi Allah Yarahmo, c'est vrai ils ont le meme timbre de voix mais deux artistes completement differents, pour l'édition el ankaouia comme son nom l'indique l'édition etait specialisée dans le genre Chaabi Algerois, Saha ramdankoum et à bien tot.















samedi 13 mai 2023

Mohamed Reda - Raiha Ouine (1994) Reupload



Mohamed Reda - Raiha Ouine (1994) 



Le George Michael national l'enfant de bab el oued Mohamed Reda, K7 déjà partagé sur le blog cette fois j'ai un peu retouché le son.Enjoy


Mohamed Reda est natif d’Alger ( Bab el oued ) le 03/03/1970. Il se rend célèbre en devenant un des premiers artistes à avoir fusionné la musique orientale avec le son occidental ; ce qui a conduit à la création du style « Bled Music ». Son premier album intitulé « 36 Basta Ali », sorti en 1990 reçoit le trophée d’argent pour avoir dépassé les 60 000 ventes, caracolant à la tête du Top 10 de la chanson algérienne des semaines durant, devançant des artistes de renom à l’instar de Khaled, Mami, Takfarinas etc. La mauvaise conjoncture politique en Algérie en 1991 pousse Mohamed Réda à s’exiler loin des siens afin d’exercer son art sous un ciel plus propice, à l’abri de la guerre civile qui frappe son pays. Depuis 1994 il s’instale à Berlin ( Allemagne ) ou il produit chante et tourne avec des artistes de la world music, à l’instar du Sri lankais Ramesh Weeratunga, Jocelyn B.Smith (USA), Hussein El Kili (Maroc), Eda Zari (Albanie) ou du Franco-Algérien Rachid Bahri. De septembre en décembre 2003, Mohamed Réda est invité par Sting afin de l’accompagner en tant que musicien-chanteur dans la promotion de son album « Sacred love » sur différents plateaux télés comme « La Star Academy » (TF1), « Hit Machine » (M6) en France, le Festivalbar (Verone-Italie), ainsi que des shows-télés non moins célèbres à Tokyo, Hongkong, Amsterdam, London etc. Il rencontre de nombreuses personnalités imposantes de la Pop Music comme les Black eyed peas ,ou Mary J.Blige qui à beaucoup aimé la voix de Mohamed Réda et l’encouragea à aller de l’avant. En 2004, il entame un nouvel album avec des paroles en allemand et dans lequel il continue à élaborer son concept de fusion entre les sons de l’orient et de l’occident.








Born in Bab el oued - Algiers

As he was 18 years old he covered the George Michael song "Last Christmas" resulted to "Smati Linass" in the arabic lanaguage. Azize Smati, a radio producer, heared that song and he loved it.
Why? Smati Linass Azize Smati .O.K. !
Mohamed Reda heared to weeks later his friends at school singing something like "Smati Linass" and he talked to them. He was very surprised to get known that this song (by the way: His Song) was No.1 in Radio Chaine 3. It had sung from somebody named Little Big Moh. This was the Name that Azize Smati gave to Mohamed Reda on air
- Amazing!!
He recorded five other songs and made his first album named 36 Basts Ali at Disco D'or - Thank you H'mimi !
This is how Mohamed Reda was born in the algerian show business.
Later he met a guy named Yassir ben Miloud. Together they builded a fat 24-track recording studio called "Central Sound". They recorded Mohamed Redas 2nd album named "Raiha Ouin" published by CDC. A big thank Arezki Bouazize. M.R. tried to modernize the traditional algerian music style "Chaabi" on that way.
After Mohamed Reda left for Marokko where he stayed 3 years frequenting that culture.
He played jazz standards for tourists in grand hotels, but also played a lot outside in mountains with Guenawa musicians and learned about trans beats.
Today Mohamed Reda lives in Berlin. He is teaching music for kids, making sound tracks for theatres, cinema movies, TV and other artists. He is still thinking of his fans in Algeria and wants to make them a present named:
"Mohamed Reda Experience" - 3rd album.




 

mardi 17 janvier 2023

Aziouz Rais (1954-2022) Allah Yarahmou





Aziouz Rais - Karn Arbaatche


il y a plus d'un mois Aziouz Rais nous a quitté allah yarahmou.
une rare cassette d'Aziouz sortie chez l'édition El Anakouia début 90's, une critique virulente de la société de l'époque où il dénonce une décadence marqué par l'hypocrisie ambiante, le manque de civisme et la religiosité d'apparences et une société en perte totale de repaires .     



                                             Karn Arbaatache



                                          Sabet Fel Djazair






 

lundi 9 mai 2022

Dahmane El Harrachi - Elli Yezraa Errih




Dahmane El Harrachi - Elli Yezraa Errih



Abderrahmane Amrani, connu sous le nom de scène Dahmane El Harrachi, est un musicien, auteur-compositeur-interprète algérien de musique chaâbi. Né le 7 juillet 1926 à El Biar, Alger, et mort le 31 août 1980 à Aïn Benian dans la banlieue ouest d'Alger.
Considéré comme un cheikh du chaâbi. Il a contribué à le faire connaître et exporter a travers le monde notamment par sa chanson Ya Rayeh.
Son fils, Kamel El Harrachi, également auteur-compositeur-interprète de chaâbi, continue de faire vivre son répertoire.
Algérois d'origine chaouie du village Djellal dans la wilaya de Khenchela, son père s'installe à Alger en 1920 et devient muezzin à la Grande Mosquée. Après la naissance de Dahmane (diminutif de Abderrahmane), la famille déménage à Belcourt, rue Marey, puis s'installe définitivement à El-Harrach. Benjamin d'une famille de onze enfants, c'est d'El Harrach que Dahmane tient son surnom d'El Harrachi. Il s'initie très tôt au banjo, il est influencé par le chanteur chaâbi Khelifa Belkacem (décédé en 1951). À 16 ans, il interprétait déjà les chansons de ce dernier. Le certificat d'études en poche, il se fait cordonnier puis receveur de tramway sur la ligne reliant Maison Carrée à Bab El Oued. C'est déjà un virtuose du banjo et beaucoup de chanteurs chaâbi des années 1940 s'offrent ses services tels que : Hadj Menouar, Cheïkh Bourahla, Cheïkh Larbi el Annabi, Abdelkader Ouchala et surtout Cheikh El Hasnaoui avec qui il se produit pour la première fois au Café des artistes, rue de Charonne à Paris en 1952.
En 1949, il se rend en métropole et s'installe à Lille, puis à Marseille et enfin à Paris, ville qu'il ne quittera pratiquement plus. Pendant des années, il se produit dans les cafés maghrébins des villes de France. Il interprétait le répertoire chaâbi en s'accompagnant d'un banjo. Il découvre alors le décalage entre la réalité de l'immigration et le répertoire maghrébin du melhoun écrit entre le xvie et le xixe siècle. Auteur-compositeur, il adapte à sa manière le chaâbi en créant un nouveau langage musical et poétique. Ses chansons parlent du vécu dans un parler soutenu, compréhensible par toute la communauté maghrébine.
Il enregistre son premier disque chez Pathé Marconi en 1956, pendant la guerre d'indépendance. Sa chanson portait le titre de behdja bidha ma t'houl (Alger la blanche ne perdra jamais de son éclat) et compose aussi la chanson kifech nennsa biled el khir (Comment pourrai-je oublier le pays de l'abondance). Artiste original, il a modernisé le chaâbi et a donné au banjo et au mandole un phrasé, une harmonie et des accentuations qui lui sont propres et qui le distinguent des autres chanteurs chaâbi. Son répertoire est constitué d'environ 500 chansons dont il est l'auteur. Ses paroles incisives et ses mélodies le font apprécier du grand public. Pour donner plus de contenance à ses textes lyriques, il fait très souvent appel au procédé métaphorique. Sa voix rocailleuse se prête très bien à son répertoire brossant les thèmes de la nostalgie du pays, les souffrances de l’exil, la passion pour sa ville natale, l'amitié, la famille, les déboires amoureux, les vicissitudes de la vie, la droiture, la rigueur morale tout en fustigeant la malhonnêteté, l'hypocrisie, l'ingratitude et la mauvaise foi.
Il a fait toute sa carrière artistique en France et il a eu la reconnaissance de ses pairs lors du Festival de la Musique maghrébine qui s'est tenu au début des années 1970 à La Villette. Découvert sur le tard par la nouvelle génération en Algérie, il ne s'est produit officiellement en public qu'en 1974 à la salle Atlas d'Alger où il remporta un franc succès. À la télévision algérienne, il a laissé trois enregistrements et a joué son propre rôle de chanteur chaâbi dans un téléfilm qui a pour titre saha Dahmane (Salut Dahmane) tourné juste avant sa disparition dans un accident de la route survenu le 31 août 1980 à Aïn Benian.
Son parcours artistique de chanteur est emprunté de sa propre expérience de la vie en traduisant dans ses chansons, écrites dans la langue algérienne, toutes les déclinaisons de l'immigritude.
Une de ses chansons les plus célèbres Ya Rayah (Ô partant), sur l'émigration, le départ, a connu un grand succès à sa sortie en France en 1973. Rachid Taha l'a reprise en 1997. La chanson originale a fait le tour du monde et a été traduite en plusieurs langues tout en gardant la même mélodie.















 

Mourad Djaafri - USMA






Mourad Djaafri - USMA


K7 de Mourad Djaafri dans le style chanson sportive dédié à son club préféré l'USMA; sortie chez l'édition Palais du disque en 1996, un énorme succès chez les supporteurs usmistes c'est devenu avec le temps un grand classic.
















 

samedi 30 avril 2022

Abderrahmane El Koubi - El Arfaouia





Abderrahmane El Koubi - El Arfaouia


K7 de Abderrahmane El Koubi du récital "El Arfouaia" sortie chez l'édition Art D'aujourd'hui.





El Arfaouia




Ya Kheir El Anam